22 avril 2010

Du Haut de la Porte de Mars...toute la ville en parle encore!

A logo L'UNION de Reims.png
La mairie répond au chevalier Maillard
Aux envolées lyriques du chevalier national Maillard, que nous relations samedi, concernant la défense de l'employée municipale Christine Teschitsch, Jean-Claude Laval, adjoint au maire et responsable des ressources humaines, préfère la froide chronologie. En résumé :
 - Effectivement le 9 mars 2009, la médecine du travail a bien déclaré Mme Christine Teschitsch définitivement inapte pour le poste qu'elle occupait à la salle communale Armonville. Décision confirmée le 29 juillet par une commission médicale.
 A la suite de cette décision, Christine Teschitsch a bien été placée à l'accueil de la Maison des associations, mais il s'agissait d'un poste en doublure en attendant de trouver un reclassement.
 - Fin décembre ce poste a été trouvé. Il s'agit des édicules sanitaires ce qu'on nomme communément dame pipi. Le 11 janvier 2010, le médecin du travail a déclaré Mme Teschitsch apte au poste. Cette dernière aurait d'ailleurs signé une lettre d'acceptation dans un premier temps avant de se rétracter.
 - Conclusion : le 29 avril prochain la commission médicale va statuer. Si cette commission suit le médecin du travail, Madame Teschitsch conservera donc bien un travail à la mairie de Reims. A condition bien sûr de l'accepter.
B.T.
in l'Union du mardi 20 avril 2010 page 9 Reims Ville
8ce88b20a4c5ebff7dd7559818a26a6d.jpg
Note de la Rédaction de reimsfaitfront.hautetfort.com et de la Section de Reims du FN :
Le Chevalier Maillard répond à la mairie et à Jean-Claude Laval & Consorts
Si le cas de Madame Christine Teschitsch est résolu rapidement dans un avenir proche, tant mieux! Mais la Mairie aurait pu lui reproposer le poste à l'accueil de la Maison des associations qu'elle a tenu plusieurs mois sans problèmes, et pour lequel la mairie a repassé une annonce dans le bulletin interne de la mairie...que Christine ne recevait plus depuis plus d'un an, par hasard sans doutes?
791702562.jpgDe même qu'elle ne fut pas conviée à une réunion de tous les employés de salles municipales où elle aurait peut-être pu évoquer son cas devant ses collègues et les syndicats bien muets sur cette triste affaire de "placardisation" en "douceur". Et s'il n'y a point de sot métier mais que de sottes gens, comme on dit dans le Nord, il faut bien avouer que proposer à quelqu'un qui a su tenir un standart et un accueil à la Maison des associations, un poste de dame pipi, a quelque chose d'humiliant, qui a été accepté sous pression auprès de quelqu'un de dépressif suite à cette série d'avatars digne d'un roman kafkaïen. Sans compter que ce genre de poste n'est pas facile, fatiguant, ennuyeux, peu épanouïssant et peut-être pas compatible avec le handicap en cours de reconnaissance de Madame Christine Teschitsch.
Ah! ils sont beaux les socialos-bolchos-verts-bobos, les rois de la soit-disant "lutte contre les discriminations" !!! A géométrie variable sans doute ?!
Nous continuons à suivre le dossier de Christine, et à la soutenir dans ses démarches, comme elle l'est dèjà depuis des années par l'association 1,2,3, Egalité pour tous!, Présidée par le très efficace et courageux André Guerbet ; avec vous plus qu'hier et moins que demain Reims Fait Front!, car plus que jamais aujourd'hui Le social c'est le Front national!
646897076.jpg
11111 marine19-199x300.jpg
Avec nous, pour un Renouveau National, Populaire et Social!
Résistance Nationale!
Tél. : 06 67 03 15 66

22 juin 2009

Jacques TILLIER, le servile « pisse-copie » qui se prend pour Big Brother

Tillier à LUnion.jpgDu haut de la Porte de Mars. Billet d'humeur.

Nous pensions la querelle enterrée à propos de la censure et du boycott total de la Campagne de Bruno GOLLNISCH et du Front National par le journal l'Union sur l'ordre express du sieur TILLIER, eh! bien non, il remet ça à l'occasion d'une double page délirante d'attaque en règle contre la Maire de Reims (qu'il traîte entre autre de "Maire fouettarde"), parce qu'elle a osé demander des comptes au supérieur hiérarchique de Tillier à Paris, M. Aurent, Président du Directoire du Groupe Hersant Média (GHM), et aussi Fondé de Pouvoir de la famille HERSANT, et notamment de Philippe HERSANT, " l'Héritier".  Tout ceci dans l'édition du samedi 20 juin 2009 de l'Union, soit il y a à peine trois jours. Notre "bon" (ça le perdra...) TILLIER "remet donc le couvert" à notre sujet, en consacrant les deux premiers paragraphes de son article contre Adeline HAZAN, à un retour insane à "l'affaire" GOLLNISCH, dans des termes plus que moqueurs, et carrément injurieux, pour comparer les deux démarches épistolaires, qui seraient selon lui de même nature...

Cette attitude minable venant d'un patron de presse, qui revient à-postériori sur des méfaits de sa part, qu'il a voulu faire croire enterrés une petite semaine avant l'élection Européenne, pour faire croire à sa "mansuétude" de despote "éclairé", n'était en fait qu"une pause, une accalmie, avant le retour de la tempête, qu'il relance quand il s'ennuie trop sans doute, ou quand il ne contrôle plus ses nerfs, et ne peut s"empêcher d'attaquer tous azimuts ses adversaires préférés, quoique très différenciés, il aime sans doute se la jouer "seul contre tous", "M. Loyal contre la meute des anti-Sarko...) ; très facile, il est en situation de monopole médiatique en ce qui concerne la presse écrite sur trois départements... On comprend qu'avec une si "grosse" situation M. Loyal ait pris la grosse tête, façon pastèque iranienne, vous voyez le diamètre... Alors comme "frère" Jacques en a rajouté une louche (de trop...), nous aussi nous publions l'article qui lui fut consacré en pleine campagne euro 2009, et que nous avions auto-censuré pour ne pas envenimer nos rapports déjà tendus avec cet organe écrit si "democratique" qu'un coup il "punit" et censure, et qu'un autre il lève les "sanctions", pour ensuite rebaver toute sa haine recuite contre un camp auquel il a appartenu, qu'il a trahi, puis renié, pour lui cracher à la gueule aujourd'hui. Je suppose que sa chanson de jeunesse préférée est "l'Opportuniste" de Jacques DUTRONC, vous savez " ... toujours du bon côté, je ne fais qu'un seul geste... je retourne ma veste... ), allez Jacques, après  ta nouvelle attaque "en piqué" du samedi 20 juin, tu viendras pas te plaindre comme une tarlouze, car tu le sais toi l'ancien flic, ayant approché de très (trop ?) près le Milieu, entre enculés y'a pas de doublure...

Décidemment, Jacques TILLIER nous aura tout fait dans le domaine de la censure, de la petitesse et de la repentance...

Car, depuis la rencontre de Bruno GOLLNISCH avec Monsieur AURANT, Président du Directoire du Groupe Hersant Média (le GHM), et donc supérieur hiérarchique direct de M. TILLIER, nous pensions que sans complaisance de sa part, mais avec un peu d'élégance et de courtoisie, voire d'un peu d'intelligence, ce dernier cesserait ses oukases staliniennes à l'encontre de notre parti, et de sa tête de liste aux élections Européennes pour la région Grand Est, Bruno GOLLNISCH. Hélas ! Hélas ! Trois fois hélas… Les déclarations de bonnes intensions de Monsieur AURANT sont restées lettre morte...

Eh ! bien, le TILLIER n'y va pas de main morte pour boycotter ignoblement la campagne européenne de Bruno GOLLNISCH et le FN en général, car maintenant il avoue son forfait par son délirant édito en page 2 de L'Union du lundi 18 mai dernier. De mémoire de militant, ou même simplement de lecteur de la presse locale, on a rarement vu un tel déversement de fiel, de mensonges à propos d'hommes engagés ou d'un parti quel qu'il soit. Mais, au delà du mensonge et de l'injure, ce triste sire part dans des délires ou la prétention démesurée le dispute à la mythomanie et à l'imposture intellectuelle la plus évidente.

presse%20ne%20pas%20avaler.jpgEn effet, ce dernier prétend tout à la fois s'arroger le droit et de distiller l'information selon son bon plaisir et de donner "une punition" à l'ensemble d'un parti et de ses élus au Parlement européen, sous le fallacieux prétexte d'une empoignade entre un de ses journalistes et une figure proche du FN, fort connue en Champagne, et bien au delà, mais pour des raisons privées ; le tout s'étant résolu au tribunal. Lors de l'audience et encore après, ledit journaliste a déclaré à plusieurs reprises "ne pas en vouloir à Patrick BOURSON" pour sa réaction pour le moins "virile" d'homme blessé n'ayant pas supporté de voir la lamentable exploitation médiatique qu'avait réalisée L'Union avec une manchette et un titre racoleur à propos du drame familial que venait de subir toute la famille BOURSON, dont l'épouse de Patrick, qui est tout de même une élue de la République, une parlementaire, puisque Conseillère Régionale pour la Région Champagne-Ardenne !

Fallacieux prétexte, puisque L'Union, revenant sur des faits remontant à dix-huit mois maintenant, soit un an et demi, nous sort sa faribole d'une "punition" rétroactive, oubliant qu'il a continué à couvrir toute la Campagne des Municipales et des Cantonales de mars 2008, même en ne citant plus le nom de Patrick notre tête de Liste, en rendant compte assez honnêtement de tous nos faits et gestes militants, et m'accordant notamment plusieurs interviews, et en envoyant des journalistes à chaque conférence de presse ou tout autre évènement marquant de cette formidable Campagne 2008 menée tambour battant localement, avec par deux fois le "renfort" de pointures nationales comme Marine LE PEN et Jean-Marie LE PEN !

On pourrait ajouter pour faire bonne mesure, la couverture relativement honnête de ma campagne législative partielle de novembre et décembre 2008 par ce même journal, soit à peine 4 mois avant que le sieur TILLIER ne pète son boulon à l'encontre de Bruno GOLLNISCH et du Front National en général.

Conclusion : TILLIER a beaucoup de choses à se faire pardonner, comme par exemple un passé Algérie française et un (long) bout de chemin avec ce qu'il appelle "l'extrême-droite", passé qui le gêne maintenant qu'il est devenu un bon petit soldat du sarkozysme rampant...

Et si vous voulez que je vous donne plus de détails sur ses casseroles, et sur LES vraies motivations de sa "stratégie" suicidaire vis-à-vis du Front National en particulier, et des patriotes français en général, prenez patience et lisez attentivement ce qui va suivre...

Il y a donc trois raisons à ce "pilonnage" en règle contre  Bruno GOLLNISCH et le Front: d'un côté faire oublier son passé "ultra-droitiste", de l'autre deux bonnes raisons à la fois politique et financière, résultant de la nouvelle stratégie de L'Union, et des liens forts entre TILLIER et l'UMP Xavier BERTRAND, ex-ministre et actuel Maire de Saint-Quentin dans l'Aisne.

barbouzes.jpgConcernant son passé "sulfureux" au sein de la Droite nationale et patriote, TILLIER est en effet "un peu" marqué depuis l'adolescence : il fût très jeune un sympathisant actif, pour ne pas dire "activiste", de la cause de l'Algérie française, avec une forte nostalgie romantique de l'OAS et de ses nombreuses "Nuits Bleues" et autres "Stroungas" détonantes. Après une courte "reconversion" dans la Police du Système (version surveillance du territoire)... il rejoint dans les années 70 la rédaction du très droitiste hebdomadaire Minute, qui a vu passer dans ses colonnes toutes les grandes plumes du nationalisme français depuis plus de 40 ans ! Et déjà à Minute, nombreux de ses collègues  d'alors l'avaient qualifié de « Colonialiste nostalgique »... assez peu complaisant avec une petite entité des rives du lac de Tibériade… Rumeur ? Pas sûr, quand on sait, que suite aux nombreuses attaques (souvent justifiées) de L'Union et de TILLIER à l'encontre de la mairie socialiste de Reims et d’Adeline HAZAN en particulier, de nombreux membres de la majorité municipale accusent à leur tour le vilain petit TILLIER d’être bien peu en accord avec les grands principes affichés par les sacro-saintes ligues de vertus. 

Alors, Jacques, tu déconnes ? Pas très beau tout çà... Allez ! Au coin avec les autres ! D'ailleurs c'est vrai que lors de la venue de DIEUDONNE, tu lui as fait une sacrée pub dans ton canard, mais c'est vrai que tu trouves tous les prétextes pour contredire Madame La Maire et sur tous les sujets, surtout quand ça sent le souffre de l'« anti-sionisme » du moment... nous ne porterons pas de jugements sur un sujet aussi... délicat ! Mais que fait la LICRA ?

Je pourrai rajouter (mais bon la coupe est déjà bien pleine...), pour faire bonne mesure, que dans le bureau directorial de Jacques TILLIER, à L'Union, trônent au milieu de nombreuses autres choses, mais en bonne place quand même, plusieurs souvenirs de l'époque de Minute... Décidemment Jacques, on ne se refait pas, tu es un renégat de la Cause nationale, mais tu n'arrives pas à tout oublier... Le Drapeau Noir et les Copains, comme le disait le titre d'un livre racontant l'épopée de survivants d'une après guerre encore plus douloureuse que la tienne...

Les deux autres vraies raisons, et plus prosaïques celles-là, du déchaînement de violence épistolaire du tôlier de L'Union, sont à la fois politiques et financières. C'est très simple et le site du journal Marianne en a parlé avant nous en février et mars 2009, organe dirigé par Jean-François KAHN, autre candidat aux Européennes dans l'Est, mais pour le MODEM de BAYROU : TILLIER est très lié avec Xavier BERTRAND, ex-ministre sarkozyste qui ne cache pas son appartenance à la Franc-maçonnerie, et surtout maire de St-Quentin dans l'Aisne, et qui vient grâce, justement, à TILLIER de faire main basse politiquement sur l'Aisne Nouvelle, quotidien axonais qui dépend également de… TILLIER, et qui boycotte également le FN et la candidature aux européennes de Marine LE PEN, tout au moins sur le département de l'Aisne.

francs-macons_509.jpgEt la tactique "populiste" de l'Union-l'Ardennais-l'Aisne Nouvelle, qui se fait à notre détriment avec des ficelles un peu grosses dans les références, les expressions et la ligne générale de ces canards (boiteux), est destinée à ramener vers l'UMP euromondialiste les électeurs tentés par un retour au Front. Alors le faire en utilisant une diatribe populiste et quasi-patriote est une mission très politique, dont le meilleur agent ne pouvait être que... Jacques TILLIER, ex-Droitard de presque toujours, ex flic de la DST, ex chèvre de l’OCRB contre Mesrine, toujours copain avec le sulfureux commissaire en retraite Lucien Aimé-Blanc dit Lulu, désormais rallié à l'insipide UMP et aux réseaux nauséeux des Frangins en loges déguisés en polichinelles avec toute leur kermesse pseudo-ésotérique... ça doit un peu le changer le frère Jacques de l'époque où il fréquentait les affreux fachos casqués, armés, bottés, hitléros-nippons... !

La dernière raison, et non la moindre, est une question de pépettes, de gros sous… Eh ! oui, la presse écrite va mal, les ventes ne rapportent pas tant que cela, et malgré d'énormes budgets pub et les subventions de l'Etat (sauf pour la presse d'opinion nationale bien sûr!), la plupart des journaux sont sous perfusion financière ; alors comment booster les ventes ? En faisant des coups médiatiques, du "buzz" en langage courant désormais. Et la "fine" stratégie "Tillieriste" est claire : attaquer bassement, vachement, tous azimuts les adversaires de l'UMP, en boycotter certains (le FN), en promotionner d'autres, chouchous du Pouvoir, car faux adversaires ou alliés objectifs (NPA de BESANCENOT et les faux souverainistes genre MPF de VILLIERS, CPNT NIHOUS, DLR de DUPONT-AIGNAN), ne craignant rien, ni procès de presse, ni de choquer son lectorat local et régional, ni l'électorat français. C'est une stratégie de l'affrontement consciente et délibérée, destinée à choquer et faire réagir toute la population, qui ainsi se jette sur les kiosques pour acheter en masse ce torchon aux méthodes totalitaires. Et l'attaque ignoble contre le Front National, ce 18 mai dernier, après 2 mois de boycott total a beaucoup choqué la population rémoise, même des électeurs de gauche (et de droite d'ailleurs) qui nous ont dit leur effarement devant ce delirium tremens du satrape rédactionnel Jacques TILLIER, qui annonce aux lecteurs qu'il traite l'information comme Big Brother, suivant ses humeurs, ses caprices du moment et ses ragnagnas… et qui en outre s'arroge le droit de donner la "punition" à qui lui déplaît politiquement !...

big-brother-poster.jpgAlors c'est clair, TILLIER veut la guerre : il l'aura ! Nous garderons nos nerfs, il ne sera pas baffé par nous  ! (peut-être par des lecteurs de son journal en colère, qui sait ?). Nous resterons dignes et calmes dans les combats qui nous attendent, mais nous organisons face au Système totalitaire dont il s'est fait l'agent servile, la Résistance locale, régionale et Nationale  auxquelles ont droit tous nos compatriotes français, sans distinction d'origine ou de croyances.

Le système Béké c'est fini M. TILLIER, vos mauvaises habitudes post-colonialistes pour avoir trop longtemps vécu sous les tropiques (Réunion and Co...) nous n'en voulons pas en Métropole, en France, en Champagne ! Nous ne sommes ni vos esclaves, ni vos Nègres (de plume...) Mister Big Brother, Bonjour chez vous !

Pour la Liberté, la Justice et la Vérité : boycottons L'Union du « pisse copie » néo-totalitaire Jacques TILLIER !!!

Thierry MAILLARD, Responsable du Front National de la Ville de REIMS 

02 juin 2009

Affaire Tillier vs Front National : un lecteur nous écrit...

Du Haut de la Porte de Mars

 

 

J’ aimais bien Bruno Testa …

 

           Oui, j’ estimais que ses « Billets doux » apportaient au journal local cette pointe d’ impertinence vis à vis des puissants, qu’ ils soient de « droite » ou de « gauche », qui ne pouvait que pimenter un journal dit d’ information et satisfaire le contestataire perpétuel qui sommeille en chaque Français.

 

            Oui, j’ aimais bien cette apparence de liberté d’ expression, ce côté un peu polémiste, qui relevait chaque jour les mensonges, les erreurs, les reniements, les contradictions de ceux qui nous gouvernent ou qui aspirent à nous gouverner.

 

            Et j’ appréciais d’ autant plus que le ton de ces « Billets doux », plutôt acide, me rappelait certains articles du journal « Minute ».

 

            Mais il y a quelque chose que je ne comprends pas.

 

            Comment ce « billettiste » qui veut faire preuve d’ une certaine indépendance d’ esprit peut-il cohabiter avec un certain Jacques Tillier, P.-D.-G. et directeur de publication du journal local ?

 

            Comment peut-il accepter que son journal, censé être d’ information, pratique un amalgame, toujours source de racisme, en arguant d’ un conflit avec une personne pour jeter l’ opprobre sur le parti politique auquel cette personne appartient ? D’ autant que le motif du conflit était personnel, et pas du tout politique.

 

            Non, Bruno Testa, je ne comprends pas que l’ homme libre que vous prétendez incarner puisse cohabiter avec ce Jacques Tillier qui, me semble-t-il, discrédite ce beau métier de journaliste en oubliant son devoir d’ information objective et en pratiquant une censure digne de ces régimes qu’ il dit avoir combattus, et en appliquant ce principe de responsabilité collective indigne de notre état de droit et seulement pratiqué dans les sociétés primitives.

 

Bien sûr, je comprends que, comme tout un chacun, vous deviez assurer votre pitance.

 

Mais parfois la gamelle doit avoir un goût bien amer …

 

1718484002 PHOTO JACQUES TILLIER.jpg

Jean-Michel LAROSA

Ancien Conseiller Municipal de REIMS (FN)

22 octobre 2008

Grand écran : Le taulier de L’Union fait son cinéma

Du Haut de la Porte de Mars

Ce mercredi 22 octobre est un jour important pour Jacques Tillier, directeur de L’Union, notre quotidien préféré. Il tient un second rôle dans le dernier film sur Jacques Mesrine (incarné par Vincent Cassel), « L’Ennemi public n°1 » qu’il avait brièvement rencontré dans une carrière désaffectée de Creil en septembre 1979 et dont il garde encore un souvenir ému.

Bien que cela soit surtout dans la seconde partie (sortie prévue le 19 novembre) que Tillier intervienne, nous ne manquerons pas d’aller nous faire une toile ce soir en ayant une pensée pour le petit journaliste d’investigation de Minute qu’était alors Jacques Tillier il y a presque trente ans, un petit journaliste très prometteur comme nous pouvons le constater aujourd’hui et comme nous le rappelions ici.

Ames sensibles s’abstenir !

10 février 2008

JACQUES TILLIER, LE JOURNALISTE QUI A TRAQUE JACQUES MESRINE, DIRECTEUR DE « L’UNION »

Toujours à la pointe de l'information dans notre ville, REIMS FAIT FRONT se félicite d'être en mesure de présenter aux Rémois, en avant-première, une des nouvelles figures de la vie locale. Alors que nos Rouletabille rémois de L’Union en sont toujours à chercher sans succès notre tête de liste, nous apprenons de source bien informée que c’est un grand journaliste d’investigation qui a été choisi pour devenir le directeur du quotidien, d’ici deux à trois semaines : Jacques Tillier. Un journaliste au parcours pour le moins atypique et qui a su, malgré les échelons gravis dans la profession et les responsabilités et charges accumulées au fil des ans, rester proche de ses lecteurs, au service de ces derniers. Ce qui, il faut bien en convenir, n’est hélas pas souvent le cas dans la presse française.

Journaliste de terrain

Après quelques années passées comme fonctionnaire de police à la Direction de la surveillance du territoire (DST), Jacques Tillier est devenu journaliste. Intégré dans l’équipe rédactionnelle de l’hebdomadaire de droite nationale Minute dans les années 70, on lui a tout de suite confié les enquêtes délicates. Utilisant ce qu’il a appris dans la police, Tillier, se distingue rapidement comme un très bon journaliste d’investigation. C’est l’époque de Giscard, de la fin du gaullisme historique, de la montée en puissance de la gauche et du PCF de Georges Marchais, alors particulièrement vaillant et agressif. Le journal se distingue par un ton très critique envers la classe politique, et notamment par un positionnement anti-communiste marqué. Minute contribue à relayer les accusations contre Marchais, à qui il est reproché d'avoir été volontaire pour travailler en Allemagne durant la Seconde guerre mondiale. Une période où l’hebdo, avec une équipe réduite, sort un scoop par semaine, quand ce n’est pas un scandale. Le regretté Serge de Becketch, alors rédacteur en chef, avait évoqué lors d’une émission sur radio Courtoisie, il y a deux ou trois ans, quelques souvenirs de cette presse d’investigation de droite, où Tillier avait eu un rôle essentiel. Mais ce fut une affaire très particulière qui a sorti Jacques Tillier de l’anonymat : celle de l’Ennemi public numéro 1, Jacques Mesrine.

En première ligne devant Mesrine

Mesrine est alors une véritable vedette médiatique. Se voulant gangster au grand cœur, il oscille entre le milieu et l’ultra gauche terroriste. Braquages de banques, de casinos, évasions spectaculaires, enlèvements de personnalités, il a bientôt toutes les polices de France à ses trousses. La presse ne manque pas de relayer les méfaits du gangster, sur un ton parfois à la limite de la complaisance. Mesrine pose en vedette dans Paris-Match, obtient une interview dans Libé. Minute n’est pas en reste. Utilisant ses contacts dans la police, Tillier se met au travail d’arrache pied. Il multiplie enquêtes, recoupements d’informations, investigations minutieuses pour tenter de coincer médiatiquement Mesrine. Puisque le gangster prétend utiliser la presse à son profit, autant le piéger à son propre piège. Pour cela, il est aidé par un grand flic : le commissaire Lucien Aimé-Blanc, chef de l’OCRB, l’office central de répression du banditisme. Tillier va même devenir assez proche du policier, ce qui n’est pas très difficile pour un ancien flic… Le patron de l’OCRB lui donne quelques tuyaux, l’aiguillonne dans ses investigations, Tillier recoupe ses sources, les exploite et en fait des articles précis, incisifs même. Minute devient ainsi une référence dans l’information concernant Mesrine. Une référence qui comptera dans l’opinion lorsque la police entamera le dernier acte de l’aventure du gangster aux cent visages.

Mais c’en est trop pour la vedette autoproclamée du grand banditisme. Mesrine aime la presse à condition que cette dernière soit pour le moins complaisante avec lui. Forcément, Tillier et ses articles déplaisent… Mesrine en vient à menacer le journaliste ; mais rien n’y fait, Tillier s’obstine. Les révélations s’accumulent dans les colonnes de Minute et l’on y découvre un Mesrine qui n’est pas forcément le Robin des Bois des temps modernes qu’il entend être aux yeux du public. Un Mesrine qui ne serait pas toujours très réglo avec ses associés.

Tragique face à face

Mais Mesrine attire de plus en plus l'attention du public, y compris celle des intellectuels qui s'étaient toujours montrés distants de la réputation accordée au criminel.

Le 10 août, Matignon décide la création d'une unité parisienne « anti-Mesrine », concentrant toutes les infos sur l’individu et ses complices présumés. En septembre, Mesrine revient à Paris après un séjour à l'étranger. Le 10, il décide de tendre un guet-apens à Jacques Tillier, le considérant comme un indicateur de police. Le commissaire Aimé-Blanc est aussitôt mis au parfum et tente d’en profiter pour coincer seul le gangster, d’autant qu’il sait que Mesrine entend bientôt quitter définitivement la métropole. L’Ennemi public n°1 propose un rendez-vous à Tillier. Il envoie un de ses complices accompagner en voiture le journaliste jusqu’au lieu choisi, une ancienne carrière en forêt d’Halatte, près de Creil (Oise). Une fois sur place, dans une ambiance de mise en scène macabre, Tillier va subir un véritable calvaire. Mesrine est bien décidé à se venger. Insulté, frappé, humilié puis torturé, Mesrine finit par lui tirer trois balles dans le corps. Il abandonne le journaliste dans la grotte, nu, ensanglanté, blessé, traumatisé, le laissant pour mort. Ce dernier se délie non sans mal, gagne la route la plus proche, arrête une voiture qui le recueille. Sauvé de justesse, il sera soigné un temps au centre hospitalier de Creil sous bonne garde. L’événement fait la une du 20 heures, quelques jours plus tard. La presse est en émoi.

C’en est trop pour le pouvoir. Aimé-Blanc est tenu pour responsable de l’affaire. La curée est lancée contre Mesrine et, jusqu’à l’Elysée, on décide d’y mettre le paquet et de faire cesser la guerre des polices. Le 31 octobre, l'appartement parisien de Mesrine est localisé. Le 2 novembre, il est abattu dans sa voiture par la brigade anti-gang de Broussard, le rival d’Aimé-Blanc, à la Porte de Clignancourt (Paris, 18e) en présence de sa compagne.

 

 

Jacques Tillier, aperçu au centre de la photo -blouson-, lors de la reconstitution de son enlèvement en forêt d'Halatte près de Creil

De cette aventure tragique, Tillier tira un livre, malheureusement devenu introuvable : En première ligne devant Mesrine (Grancher, 1980) où il raconte son travail de journaliste, très consciencieux dans ses enquêtes, face à la fascination nauséabonde d’un criminel qui savait jouer avec une certaine presse complaisante et dans un contexte de guerre des polices et de pressions diverses du pouvoir politique qui rendaient la tâche plus que difficile aux services en charge de coincer le gangster.

Des cocotiers de la Réunion aux cépages de Champagne

Tillier restera marqué par cette mésaventure. Il quitte bientôt la métropole pour d’autres cieux. Il est nommé, au début des années 90, rédacteur en chef du JIR, le Journal de l’Ile de la Réunion , qui vient d'être racheté par le groupe France Antilles (filiale du groupe Hersant). Il en deviendra le directeur quelques années plus tard.

Réputé pour sa plume aisée mais sans complaisance, il s’est concentré sur les affaires d’abus de biens sociaux et les scandales politiques, générant une augmentation significative des ventes. Très à l’écoute du lectorat, il n’a jamais laissé personne insensible par son style décapant. Ce qui lui valu parfois de s’expliquer devant la justice, mais c’est le risque du métier.

Jacques Tillier est donc de retour en métropole. A l’évidence, L’Union, en en faisant son directeur, cherche à pimenter quelque peu sa ligne éditoriale, tout en insistant sur la proximité et la nécessaire écoute de ceux qui, chaque jour, lisent ses colonnes.

Sans complaisance, mais avec beaucoup de respect, REIMS FAIT FRONT souhaite la bienvenue dans notre ville à ce grand professionnel de l'information. 

R. M.