18 mai 2008
Marine Le Pen a le vent en poupe !

Source : FNJ Var
C’est une donnée qui n’est pas restée inaperçue dans le landerneau politique au point d’être abondamment commentée par les observateurs.
Dans le baromètre « Ipsos Le Point » du mois de Mai, Marine Le Pen enregistre la plus forte progression, toute tendance politique confondue, en gagnant 5 points pour arriver à 19% de jugements favorables. Chez les sympathisants du FN, elle recueille 85% d’opinions favorables soit une progression de 26 points par rapport au mois dernier.
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10 février 2008
JACQUES TILLIER, LE JOURNALISTE QUI A TRAQUE JACQUES MESRINE, DIRECTEUR DE « L’UNION »
Toujours à la pointe de l'information dans notre ville, REIMS FAIT FRONT se félicite d'être en mesure de présenter aux Rémois, en avant-première, une des nouvelles figures de la vie locale. Alors que nos Rouletabille rémois de L’Union en sont toujours à chercher sans succès notre tête de liste, nous apprenons de source bien informée que c’est un grand journaliste d’investigation qui a été choisi pour devenir le directeur du quotidien, d’ici deux à trois semaines : Jacques Tillier. Un journaliste au parcours pour le moins atypique et qui a su, malgré les échelons gravis dans la profession et les responsabilités et charges accumulées au fil des ans, rester proche de ses lecteurs, au service de ces derniers. Ce qui, il faut bien en convenir, n’est hélas pas souvent le cas dans la presse française.
Journaliste de terrain
Après quelques années passées comme fonctionnaire de police à la Direction de la surveillance du territoire (DST), Jacques Tillier est devenu journaliste. Intégré dans l’équipe rédactionnelle de l’hebdomadaire de droite nationale Minute dans les années 70, on lui a tout de suite confié les enquêtes délicates. Utilisant ce qu’il a appris dans la police, Tillier, se distingue rapidement comme un très bon journaliste d’investigation. C’est l’époque de Giscard, de la fin du gaullisme historique, de la montée en puissance de la gauche et du PCF de Georges Marchais, alors particulièrement vaillant et agressif. Le journal se distingue par un ton très critique envers la classe politique, et notamment par un positionnement anti-communiste marqué. Minute contribue à relayer les accusations contre Marchais, à qui il est reproché d'avoir été volontaire pour travailler en Allemagne durant la Seconde guerre mondiale. Une période où l’hebdo, avec une équipe réduite, sort un scoop par semaine, quand ce n’est pas un scandale. Le regretté Serge de Becketch, alors rédacteur en chef, avait évoqué lors d’une émission sur radio Courtoisie, il y a deux ou trois ans, quelques souvenirs de cette presse d’investigation de droite, où Tillier avait eu un rôle essentiel. Mais ce fut une affaire très particulière qui a sorti Jacques Tillier de l’anonymat : celle de l’Ennemi public numéro 1, Jacques Mesrine.
En première ligne devant Mesrine
Mesrine est alors une véritable vedette médiatique. Se voulant gangster au grand cœur, il oscille entre le milieu et l’ultra gauche terroriste. Braquages de banques, de casinos, évasions spectaculaires, enlèvements de personnalités, il a bientôt toutes les polices de France à ses trousses. La presse ne manque pas de relayer les méfaits du gangster, sur un ton parfois à la limite de la complaisance. Mesrine pose en vedette dans Paris-Match, obtient une interview dans Libé. Minute n’est pas en reste. Utilisant ses contacts dans la police, Tillier se met au travail d’arrache pied. Il multiplie enquêtes, recoupements d’informations, investigations minutieuses pour tenter de coincer médiatiquement Mesrine. Puisque le gangster prétend utiliser la presse à son profit, autant le piéger à son propre piège. Pour cela, il est aidé par un grand flic : le commissaire Lucien Aimé-Blanc, chef de l’OCRB, l’office central de répression du banditisme. Tillier va même devenir assez proche du policier, ce qui n’est pas très difficile pour un ancien flic… Le patron de l’OCRB lui donne quelques tuyaux, l’aiguillonne dans ses investigations, Tillier recoupe ses sources, les exploite et en fait des articles précis, incisifs même. Minute devient ainsi une référence dans l’information concernant Mesrine. Une référence qui comptera dans l’opinion lorsque la police entamera le dernier acte de l’aventure du gangster aux cent visages.
Mais c’en est trop pour la vedette autoproclamée du grand banditisme. Mesrine aime la presse à condition que cette dernière soit pour le moins complaisante avec lui. Forcément, Tillier et ses articles déplaisent… Mesrine en vient à menacer le journaliste ; mais rien n’y fait, Tillier s’obstine. Les révélations s’accumulent dans les colonnes de Minute et l’on y découvre un Mesrine qui n’est pas forcément le Robin des Bois des temps modernes qu’il entend être aux yeux du public. Un Mesrine qui ne serait pas toujours très réglo avec ses associés.
Tragique face à face
Mais Mesrine attire de plus en plus l'attention du public, y compris celle des intellectuels qui s'étaient toujours montrés distants de la réputation accordée au criminel.
Le 10 août, Matignon décide la création d'une unité parisienne « anti-Mesrine », concentrant toutes les infos sur l’individu et ses complices présumés. En septembre, Mesrine revient à Paris après un séjour à l'étranger. Le 10, il décide de tendre un guet-apens à Jacques Tillier, le considérant comme un indicateur de police. Le commissaire Aimé-Blanc est aussitôt mis au parfum et tente d’en profiter pour coincer seul le gangster, d’autant qu’il sait que Mesrine entend bientôt quitter définitivement la métropole. L’Ennemi public n°1 propose un rendez-vous à Tillier. Il envoie un de ses complices accompagner en voiture le journaliste jusqu’au lieu choisi, une ancienne carrière en forêt d’Halatte, près de Creil (Oise). Une fois sur place, dans une ambiance de mise en scène macabre, Tillier va subir un véritable calvaire. Mesrine est bien décidé à se venger. Insulté, frappé, humilié puis torturé, Mesrine finit par lui tirer trois balles dans le corps. Il abandonne le journaliste dans la grotte, nu, ensanglanté, blessé, traumatisé, le laissant pour mort. Ce dernier se délie non sans mal, gagne la route la plus proche, arrête une voiture qui le recueille. Sauvé de justesse, il sera soigné un temps au centre hospitalier de Creil sous bonne garde. L’événement fait la une du 20 heures, quelques jours plus tard. La presse est en émoi.
C’en est trop pour le pouvoir. Aimé-Blanc est tenu pour responsable de l’affaire. La curée est lancée contre Mesrine et, jusqu’à l’Elysée, on décide d’y mettre le paquet et de faire cesser la guerre des polices. Le 31 octobre, l'appartement parisien de Mesrine est localisé. Le 2 novembre, il est abattu dans sa voiture par la brigade anti-gang de Broussard, le rival d’Aimé-Blanc, à la Porte de Clignancourt (Paris, 18e) en présence de sa compagne.

Jacques Tillier, aperçu au centre de la photo -blouson-, lors de la reconstitution de son enlèvement en forêt d'Halatte près de Creil
De cette aventure tragique, Tillier tira un livre, malheureusement devenu introuvable : En première ligne devant Mesrine (Grancher, 1980) où il raconte son travail de journaliste, très consciencieux dans ses enquêtes, face à la fascination nauséabonde d’un criminel qui savait jouer avec une certaine presse complaisante et dans un contexte de guerre des polices et de pressions diverses du pouvoir politique qui rendaient la tâche plus que difficile aux services en charge de coincer le gangster.

Des cocotiers de la Réunion aux cépages de Champagne
Tillier restera marqué par cette mésaventure. Il quitte bientôt la métropole pour d’autres cieux. Il est nommé, au début des années 90, rédacteur en chef du JIR, le Journal de l’Ile de la Réunion , qui vient d'être racheté par le groupe France Antilles (filiale du groupe Hersant). Il en deviendra le directeur quelques années plus tard.
Réputé pour sa plume aisée mais sans complaisance, il s’est concentré sur les affaires d’abus de biens sociaux et les scandales politiques, générant une augmentation significative des ventes. Très à l’écoute du lectorat, il n’a jamais laissé personne insensible par son style décapant. Ce qui lui valu parfois de s’expliquer devant la justice, mais c’est le risque du métier.
Jacques Tillier est donc de retour en métropole. A l’évidence, L’Union, en en faisant son directeur, cherche à pimenter quelque peu sa ligne éditoriale, tout en insistant sur la proximité et la nécessaire écoute de ceux qui, chaque jour, lisent ses colonnes.
Sans complaisance, mais avec beaucoup de respect, REIMS FAIT FRONT souhaite la bienvenue dans notre ville à ce grand professionnel de l'information.
R. M.
18:20 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Jacques Tillier, L'Union, reims, politique, municipales, marine le pen, thierry maillard
07 février 2008
Patrick Bourson : « C’est mon cœur qui a parlé, pas ma tête ! »
C’est avec des mots simples et une grande franchise que Patrick Bourson -photo de L'Union- s’est expliqué devant le tribunal, à l’audience de jeudi matin : « C’est mon cœur qui a parlé, pas ma tête », a –t-il reconnu pour justifier son geste malheureux à l’endroit du journaliste de L’Union. Et de souligner les commentaires odieux et insanes apparus sur certains fora de discussion sur Internet, suite à l’article qui relatait l’attaque dont il avait été l’objet avec sa famille il y a quelques semaines. Insultes et menaces ont découlé de cet article qui exposait à tous la famille Bourson. Une famille profondément meurtrie et choquée de l’ignoble agression dont elle avait été victime de la part d’une bande de « saucissonneurs » sans scrupules. Pour les besoins de l’enquête et pour protéger les victimes, la justice, comme les enquêteurs, sont restés d’une discrétion exemplaire quant aux détails de l’affaire.
Pourtant, la famille Bourson a bien été placée sans ménagements sous les coups de projecteurs médiatiques du fait que Patrick Bourson est un homme très connu dans la région, chef d’entreprise et viticulteur, qui plus est époux d’une conseillère régionale FN et proche de Jean-Marie Le Pen. Si cette personnalité indépendante bien connue des Rémois n’avait pas été ce qu’elle est, il est évident que cet homme n’aurait pas bénéficié d’une telle « publicité ».
Protéger sa famille, protéger son plus jeune enfant, protéger sa chair, tels ont été les motivations quasi instinctives de cet homme qui sait parfaitement ce que signifie relever les défis de la vie. « On n’a pas le droit de faire des enfants si on ne les protège pas », a-t-il lancé au tribunal dans un élan verbal. Les circonstances contextuelles très particulières de l’agression du journaliste et la légère incapacité de travail dont a été l’objet ce dernier (une journée d’ITT) semblent avoir été prises en compte par le parquet, si l’on suit le ton modéré de sa représentante. Et, d’ailleurs, le président du tribunal de relever à l’endroit de Patrick Bourson à qui il avait laissé la parole en dernier : « Vous auriez été un excellent avocat ! »
14:05 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Patrick Bourson, reims, politique, municipales, marine le pen, sarkozy, thierry maillard
25 janvier 2008
Moi Je ou Mario Rossi le Jack Lang rémois

Depuis un article de L'Union où Mario Rossi fustigeait l'intrusion de Renaud Dutreil dans le dossier des halles du Boulingrin, on le surnomme « Monsieur De-quoi-j'me-mêle ». Pour l'adjoint à la Culture , il faut que le voisin de l'Aisne - où se situe l'ex-circonscription de Dutreil - arrête de « se prendre pour le Messie ». De fait, Mario Rossi, bien qu’officiellement membre du Nouveau Centre (les UDF qui ont trahi Bayrou) a décidé de rejoindre Catherine Vautrin alors que le Nouveau Centre a opté pour Renaud Dutreil, rapprochement du NC qu’il estime comme une « décision nationale et politicienne ». Doublement traître, youpi ! Mario, c’est en quelque sorte le Nouveau Nouveau Centre (NNC – ou Neu-Neu Centriste). « Démocrate chrétien et libre » (libre de quoi ?), il a rejoint Catherine Vautrin car, selon lui, « c’est une femme, rémoise, courageuse, avec un projet », précisant qu’il se tient à sa disposition. Le petit opportuniste ! Un fin stratège, s’il en est, puisqu’il a réussi à n’aboutir à rien (ou presque) depuis un quart de siècle où il se mêle de politique locale. Mieux : Au moment de la création de l’UMP en 2002, s’il était tranquillement resté à l’UDF au lieu de jouer les girouettes politiciennes, il serait aujourd’hui député européen à la place de Jean-Marie Beaupuy du Modem.
Sous-Jack Lang
A l’évidence Mario n’est pas un manuel (ni un intellectuel… !). Ce serait même un contemplatif question boulot, car il n’a jamais cassé trois pattes à un canard. Mario, c’est le petit bobo-gaucho de la Municipalité en charge de la Culture au sens Jack Lang du terme. Un sous-Jack Lang, bien entendu. C’est un être volatile, léger et superficiel qui s’intéresse à tout ce que le tout bobo rémois s’intéresse : leur petite personne. Mario, c’est Moi Je et Yaka Fokon à la fois. Mario s’écoute parler, s’entend parler et même parfois doit bien se parler à lui-même… Mario a même un blog : mal fichu, superficiel et inconséquent où Moi Je parle de Moi Je. Son blog comporte beaucoup de choses, mais a part présenter Super Mario, sa vie son oeuvre, on ne voit pas ce que tout cela apporte au débat. A priori, ce blog devait lancer sa campagne dans la 3ème circonscription lors des dernières législatives, mais il en a à peine parlé. Résultat : 4,2 % ! La honte !
Généreux avec l’argent des autres !
Mis à part son petit être, Mario a un faible : dépenser du fric. Mario aime beaucoup l’argent, surtout celui des autres, celui du contribuable : Depuis 1992, il travaille comme responsable d’insertion dans une association caritative (Les Restos du Cœur) qui gère dans le département de la Marne neuf lieux de distribution alimentaire et de soutien aux publics démunis. Pendant cinq ans, il a été administrateur de la CAF de la Marne , désigné par le préfet et membre de la Commission départementale de l’insertion par l’activité économique. Autant dire qu’il a été à bonne école pour ce qui est de l’utilisation du pognon du contribuable… Et, comme adjoint à la Culture , il en a dépensé du pognon et fait dépensé ! Un audit sur les affaires culturelles de la Municipalité sortante ne serait certainement pas du luxe. Aussi, n’en doutons pas, il saura conseiller admirablement la grosse Catherine si cette dernière ne sait comment dilapider à tout va les caisses de sa bonne ville, au cas où elle se retrouverait maire.
Quant aux Rémois, Mario sait qu’ils existent, il en a même parfois vu dans la rue qui marchaient à côté de lui, devant lui, derrière lui... Mais les Rémois n’intéressent pas vraiment Mario qui n’a qu’un seul intérêt : celui de Mario !
18:15 Publié dans Personnalités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Reims, thierry Maillard, politique, municipale, Marine Le pen, Sarkozy





